Un “no man’s land” virtuel, où tous les usages sont permis.

En 2003, lorsque les Etats-Unis ont occupé l’Irak, Facebook n’existait pas, tout comme les actuels “smartphones” et autres “gadgets” équipés de caméras. Les atrocités de guerre n’étaient donc filmées, et diffusées, que par les média “conventionnels” : CNN, BBC, Aljazeera et autres.

La guerre aurait fait entre 733 158 et 1 446 063 morts (~ 10 fois plus que l’actuel nombre de tués en Syrie).

Aujourd’hui le contexte a changé.

Le moindre détail est capturé, souvent par des amateurs, et partagé instantanément. En même temps, la fabrication de faux contenus s’est généralisée .. pour orienter l’opinion, susciter l’adhésion à une cause qui n’en est pas vraiment une ..

Résultat : les photos et vidéos de guerre, crues et cruelles, envahissent inévitablement nos “murs” — et ceux de nos “amis”, nos enfants et nos ados –, de manière “virale”. Un déluge d’info et d’intox qui emporte tout sur son passage. A commencer par “l’esprit critique”, et les plus fragiles d’entre nous.

Évidemment, personne n’est là pour filtrer, vérifier l’authenticité des images et la pertinence des affirmations, protéger les jeunes et les personnes sensibles .. Même pas Facebook, qui n’a qu’un objectif en tête : accroitre les revenus et générer toujours plus de “cash”.

La technologie, qui a joué un rôle primordial dans l’avènement du “printemps arabe”, a donné naissance, aussi, à une gigantesque machine d’information .. et de désinformation.

Un “no man’s land” virtuel, où tous les usages sont permis.

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